« Batman : The dark Prince Charming » de Marini

Parmi les nouveautés de la Fnac, vous n’aurez sans doute pas manqué le Tome 2/2 de la bande dessinée « Batman : The Dark Prince Charming », sorti fin juin, qui affiche un Joker tout sourire et coloré, en opposition total avec la couverture du Tome 1/2 où l’on peut voir un Batman dans toute sa sombre splendeur (image d’en-tête).

Il s’agit d’une œuvre de fiction basée sur l’univers de Batman, au format bande dessinée, soutenue et publiée par DC Comics, écrite et illustrée par Enrico Marini. En français, vous pourrez la retrouver aux éditions Dargaud.

 

 

Histoire

C’est l’anniversaire de Harley Queen et le Joker comptait lui offrir un splendide collier de perles qu’il se fait chaparder par Catwoman. Furieuse, Harley Quinn exige que le Joker lui prouve son amour en lui offrant le « chat bleu », un collier orné d’un très gros saphir qui sera vendu aux enchères. Pendant ce temps, Bruce Wyane est accusé par une femme qu’il aurait rencontré neuf ans plus tôt d’être le père de sa fille et lui réclame de l’argent.

 

Le Joker saute alors sur l’occasion de kidnapper la fillette pour faire pression sur Bruce afin qu’il achète le « Chat Bleu » en échange. Catwoman s’en mêle et dérobe le bijou, que Batman lui reprend, avant de se mettre en chasse pour retrouver le Joker.

 

 

Dessins

Marini s’est entièrement approprié l’univers de Batman, nous offrant ainsi une vraie BD sombre avec un choix de planches magnifiques. Les jeux de couleurs et de lumières servent parfaitement ces illustrations et le placement des personnages tout au long de l’histoire est ultra-fidèle aux codes du Batman de DC Comics.

 

Avis de la rédaction

Pour une FanFiction, même approuvée par DC Comics, c’était un peu brouillon. L’histoire se veut volontairement rapide et floue, mais on n’y retrouve pas l’éternelle opposition Batman vs Joker que l’on attend d’une histoire de ce genre. Et puis on reste sur notre faim avec une conclusion qui ouvre sur des questions trop importantes concernant les deux protagonistes et qui pourraient drastiquement changer leur avenir.

 

Prit indépendamment, les rôles masculins sont plutôt bien joués. Batman, c’est du pur Batman bien tourmenté et énervé, Joker aurait mérité d’être un peu moins sanguin, mais qui sommes nous pour juger ce qui se passe dans sa tête ? Alfred semblait un peu à côté de la plaque dans certaines de ses interventions, mais il restait très British et le Commissaire n’a d’utilité que d’être l’un des premiers personnages de bande dessinée à apparaître avec une vapoteuse à la bouche.

 

L’auteur avait prévenu dans sa préface qu’il était volontaire pour cet exercice à condition de pouvoir raconter l’histoire qu’il voulait et d’utiliser les personnages de son choix. Choix pas toujours judicieux, il faut l’avouer, car du côté des femmes c’est le festival du mauvais goût. Catwoman conserve la palme du cliché de la femme matérialiste et superficielle, Harley Quinn se montre encore plus insupportablement capricieuse et provocante et la mère ne semble pas avoir un brin de réflexion derrière ses actions ce qui la rend ridicule… Seule la fillette est intéressante car on sent que le personnage est travaillé, bien posé et réfléchit.

 

Un bon divertissement néanmoins, si vous avez deux heures de lecture devant vous, à condition de le prendre comme une FanFiction et non comme un encart dans les histoires respectives des personnages.

Ginie

"Amicalement Vôtre !"

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